Bullet journal – bilan de février
Bullet journal – bilan de février

Bullet journal – bilan de février

Il faut que je commence par vous expliquer pourquoi cet article. J’ai toujours pensé que mon bullet journal avait un lien intime avec mon activité de développeuse web.

En effet, tout comme un site internet :

  • il sert un ou des objectifs
  • il doit être optimisé en termes d’expérience utilisateur·ice
  • l’interface doit être jolie pour donner envie
  • le design doit être cohérent pour renforcer l’expérience utilisateur·ice

C’est pourquoi j’ai décidé d’en faire des bilans mensuels. Cela ressemble beaucoup à ma méthode de travail, et j’ai pensé qu’il serait intéressant de la voir appliquée à un autre support que le web.

D’autre part, comme je le remets en question chaque mois sur les points évoqués plus haut, je procède à un audit puis à une refonte mensuels.

Qu’est-ce qu’un bullet journal ?

Le bullet journal est une méthode d’organisation créée par Ryder Carroll. Il reprend la logique d’un agenda, mais on le fait soi-même, afin d’avoir plus de flexibilité sur les espaces alloués à chaque unité temporelle. Le phénomène ayant pris de l’ampleur, le bullet journal est devenu pour certain·e·s un objet joliment mis en page, avec des thèmes et des dessins.

Evaluation du mois de février

Objectifs

Expérience utilisateur·ice

Design

Vue mensuelle – ou monthly spread

Ce mois-ci, tout est en dutch doors (avec un pan de page découpé au milieu de la double page) pour avoir plus d’espace et y voir plus clair.

La partie agenda était suffisamment grande pour noter mes rendez-vous, et assez claire pour les lire et ensuite les reporter sur mes vues hebdomadaires.

Il y avait également une partie « objectifs », bien pratique pour ne pas perdre de vue l’essentiel. Je me rends compte en revanche que les objectifs étaient trop ambitieux en termes de prod, à cause de mon autre projet entrepreneurial qui devient chronophage. D’autre part, pour ce qui concerne les objectifs commerciaux, ça m’a permis de me rendre compte qu’il faut que je fasse mieux la distinction entre les objectifs, qui dépendent de moi, et les ambitions, qui incluent des tierces parties.

La partie à droite, qui résume les tâches hebdomadaires, n’étais pas fonctionnelle : ça changeait trop au fil de l’eau, et il n’y a finalement que des ratures et des modifications. Je ne m’en suis donc pas servie. Pour le mois de mars, je vais essayer de comprendre comment l’organiser au mieux pour qu’elle soit utile. Peut-être un découpage des objectifs / ambitions par semaine, plutôt que des tâches?

Les vues hebdomadaires – ou weekly spread

Semaine 5

Une double page bien décevante : je n’ai pas pris assez de temps pour créer un joli design, ou du moins pour le penser en amont. Résultat : il n’y a que quelques dessins (ou « doodles »), certes jolis mais qui errent sur la droite de la page.

Pour la mise en page, il y a les rendez-vous en bas, et les tâches quotidiennes en haut, et deux encarts pour les tâches perso et les tâches en extérieur, parce que je les réalise en dehors des plages horaires quotidiennes (soit le soit ou le week-end).

En termes d’expérience utilisateur·ice, ce n’est guère mieux : j’ai testé un système de « puce » en forme de triangle pour distinguer les tâches courtes (moins d’une demi-heure) des tâches moyennes (quelques heures), et j’ai trouvé que ça gâchait la lisibilité.

D’autre part, je n’ai pas arrêté de changer les tâches de jour car je n’avais pas assez de temps.

Conclusion : il me faut découper les tâches moyennes en tâches plus courtes si je veux les accomplir en temps et en heure.

Semaine 6

Encore quelques tâtonnements sur la mise en page et l’organisation. J’ai fait une version avec la méthode Alastair, que j’avais utilisée fréquemment l’année dernière, pour finalement me rendre compte qu’elle ne me convenait plus du tout.

J’ai donc carrément refait cette vue hebdomadaire. Sur la seconde version, j’arrive à un résultat qui me convient vraiment bien en termes d’organisation. Il y a une dutch door (cette page centrale découpée pour avoir plus d’espace et y voir plus clair), et surtout, les jours de la semaine ressemblent à un agenda classique, avec les heures notées sur le côté.

Cette mise en page me permet de noter sur chaque journée les tâches quotidiennes, ce qui me plaît en termes de lisibilité.

Pour éviter que les tâches ne soient en conflit avec les rendez-vous (qui arrivent au fil de l’eau dans la semaine, quand j’ai besoin de prévoir des calls ou des RDV « IRL » -in real life, c’est-à-dire en physique-), j’ai mis ces rendez-vous sur des bouts de post-its découpés en hauteur. L’idée est bonne, mais ces post-its se décollent un peu et j’aimerais améliorer cet aspect.

Encore des objectifs trop ambitieux, mais la partie droite de la vue hebdomadaire me plaît : j’ai de la place pour les notes supplémentaires (repas de la semaine, notes, liste de courses, etc.), bref tout ce qui sort du cadre du travail.

Semaine 7

Cette vue hebdomadaire est beaucoup plus satisfaisante : j’ai le même agenda avec les heures notées, et j’ai utilisé des stickers à la place des post-its.

Je pense vraiment adopter cette mise en page, et le mois de mars sera l’occasion de l’éprouver et de l’optimiser encore.

En termes de design, je trouve cette semaine vraiment jolie. Je me rends compte que j’aime vraiment les styles simples, avec des couleurs qui se font discrètes.

Semaine 8

Encore quelques modifications de mise en page : l’agenda prend moins de place car les blocs horaires font 1cm de haut et plus 1.5cm comme la semaine précédente. C’est plus agréable à lire, il faut voir sur la durée si ça me suffit.

La page de droite est plus simple en termes de mise en page, j’aurais pu être plus créative!

En termes de design, j’aime l’esprit, mais j’ai fait l’erreur de sélectionner deux couleurs fortes. C’est absurde : je n’aurais jamais fait ça sur un site web. Résultat : elles entrent en conflit visuellement.

Conclusion

J’ai beaucoup aimé le processus d’analyse des différentes mises en page. Comme cela a permis d’aboutir à des versions à la fois plus fonctionnelles et plus jolies au fil du mois, ça me conforte dans l’idée que la méthode est bonne : il faut définir des objectifs précis, tester l’expérience utilisateur·ice, qui est TOUJOURS plus importante qu’un joli design, et se cantonner à des styles que l’on aime vraiment au lieu de tester ce que fait le·a voisin·e.

C’est une analyse qui me conforte dans ma méthode de travail.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Utilisez-vous aussi des méthodes d’organisation?

Pour le travail, la vie perso, les deux?

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